ATELIER DE FORMATION DE JOURNALISTES EN DÉVELOPPEMENT ENDOGÈNE

I. INTRODUCTION

Le Mardi 15 Mai 2018 s’est tenue au siège de l’Association Burkinabé pour le Management et la Qualité (ABMAQ) l’atelier de formation sur le thème : « Journalisme et développement endogène » organisé par la Fondation Joseph Ki-Zerbo, sous le parrainage de Son Excellence, Monsieur le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Rémis Fulgance DANDJINOU.

Trente-trois journalistes du secteur public et privé de Ouagadougou et de six régions à savoir : le Sahel, le Sud-Ouest, les Hauts Bassins, l’Est, la Boucle du Mouhoun et le Nord.

La liste des participants est jointe en Annexe n°1,

La formation a été assurée par les Professeurs Fernand SANOU, Alain SISSAO et Serge Théophile BALIMA.

Le Professeur Fernand SANOU a, à partir de 1969, occupé plusieurs postes de responsabilité administrative au sein des ministères chargés de l’éducation (Secrétaire général des services de 1972 à 1975, directeur général de la culture de 1976 à 1978, Secrétaire général du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique en 1982-1983) avant d’enseigner à l’Université de Ouagadougou, entre 1982 et 2002, puis rejoindre l’équipe des experts chargés de l’étude prospective « Burkina 2025 » en 2002 et, depuis lors, d’autres équipes prospectives (défense nationale et sécurité, études thématiques sur l’énergie, le coton et le sida ainsi que la santé). Il a à son actif de nombreux articles et travaux de consultation. Il est chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques (1999) et commandeur de l’Ordre National (2015)
Le Professeur Alain SISSAO est titulaire d’un doctorat nouveau régime de l’Université Paris XII- Val-de-Marne, d’un DESS d’Ethnométhodologie de l’Université Paris VII, d’une maîtrise d’Animation Culturelle et Sociale de l’Université Paris VII et d’une maîtrise en Lettres Modernes de l’Université de Ouagadougou.

Actuellement Directeur de recherche à l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS) du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRST), il est impliqué dans plusieurs projets nationaux de recherches notamment sur la littérature orale et le développement endogène du patrimoine culturel burkinabè. Il est l’auteur de plusieurs publications d’articles scientifiques et d’ouvrages.

Le Professeur Serge Théophile BALIMA, est professeur de journalisme et de sciences de l’information et de la communication à la retraite. Ancien journaliste, ancien ministre et ancien ambassadeur

Le résumé des curriculums vitae des communicateurs/modérateurs est joint en Annexe n° 2.

II. OBJECTIFS DE l’ATELIER

2.1 Objectif général

L’objectif général de l’atelier était de former les journalistes au concept du développement endogène, de renforcer leurs capacités.
2.2 Objectifs spécifiques

Il s’est agi, de manière spécifique, de :
 permettre aux journalistes d’avoir une plus ample connaissance du concept du développement endogène ; de se l’approprier
 favoriser l’analyse des projets et programmes de développement sur la base du concept de développement endogène.

2.3 Résultats escomptés
A l’issue de l’atelier de formation, les journalistes devraient :
 avoir une meilleure connaissance du concept de développement endogène
 être formés au concept du développement endogène de manière à en faire une grille d’analyse des projets et programmes de développement.

III. METHODOLOGIE

L’atelier s’est tenu exclusivement sous forme de séances plénières, sur la base des Termes de Référence ci-joint, en Annexe n° 3.

IV. DEROULEMENT DE L’ATELIER

4.1 Cérémonie d’ouverture

La cérémonie d’ouverture a été marquée par le mot de bienvenue de Madame Françoise KI-ZERBO, Administratrice Générale de la Fondation Joseph Ki-Zerbo.

C’est avec une fierté légitime qu’elle a accueilli le parrain de la cérémonie, Son Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et des Relations avec le parlement, les formateurs, les organisateurs de l’atelier et les participants aux noms des membres de la Fondation Joseph Ki-Zerbo et leur a exprimé toute sa gratitude.

Elle a rappelé l’article du Professeur Serge Théophile BALIMA intitulé « Joseph KI-ZERBO : un communicateur pour le développement de l’Afrique » publié dans les Mélanges qui lui ont été offerts, sous le titre « Développement endogène de l’Afrique et mondialisation. Pour une relecture de la pensée du Professeur Joseph Ki-Zerbo». Ce texte a conforté l’équipe de la Fondation dans l’idée de renforcer les capacités des journalistes et communicateurs du Burkina Faso, afin qu’ils jouent leur rôle unique, primordial, fondamental pour le développement de notre continent.

Elle a encouragé les journalistes à assumer leurs responsabilités, car ce que Joseph Ki-Zerbo a appelé « l’endogène-vivant » est un théorème qui nécessite une vérification expérimentale et la contribution des citoyens appelés à être des « Valeurs Ajoutées ».
Le parrain de la cérémonie, Son Excellence Monsieur le Ministre Rémis Fulgance DANDJINOU, s’adressant aux journalistes, ses confrères et consœurs, leur a fait comprendre qu’en s’appropriant le concept du développement endogène, ils seront en mesure de procéder à une analyse beaucoup plus pertinente et incisive des politiques publiques, des projets et programmes mis en œuvre.
Avant de déclarer l’ouverture de l’atelier, et paraphrasant le Professeur Joseph Ki-Zerbo, il a souhaité que nous soyons ici et maintenant une valeur ajoutée, et invité à l’investissement pour la construction de la pyramide de notre génération.

Le programme de travail, de l’atelier a été adopté sans amendements. Il est joint en annexe n°4.

4.2 Communications

Les communications ont abouti aux conclusions suivantes :

Parler de l’homme au cœur du développement c’est en fait parler du développement de l’homme lui-même, a souligné le Professeur Fernand SANOU. Lutter contre les inégalités socioéconomiques entre les hommes d’un même pays ou de différents pays, c’est reconnaître la dignité de l’homme au-delà du fait qu’il est producteur et consommateur, moteur du développement.
Les réflexions du Professeur Joseph KI-ZERBO sur le développement montrent un très large balayage des différentes disciplines des sciences sociales, y compris la philosophie ou de la psychologie, sans compter la théologie Elles représentent une invitation aux spécialistes des sciences économiques à ne plus s’enfermer dans leurs seuls paradigmes et chiffres pour tenir compte de la particularité de l’homo economicus qui est l’alpha et l’oméga de l’activité économique.

Le Professeur Alain SISSAO, a, à partir du film documentaire du réalisateur Dani Kouyaté intitulé « Joseph Ki-Zerbo. Identités, identité pour l’Afrique» qu’il considère comme étant un outil de transmission de valeurs africaines, mis en lumière la lutte, les convictions, les craintes et espoirs de Joseph KI-ZERBO ainsi que la devise « On ne développe pas ; on se développe. »

Le Professeur Serge Théophile BALIMA a, pour sa part, traité de l’utilité du concept de développement endogène pour le journaliste.

Selon lui, Joseph Ki-Zerbo, au-delà de sa vision de l’historien africain, s’est affirmé dans ses œuvres comme un théoricien de la communication pour le développement humain. Il a traité les modules suivants :

 Contribution des médias à la diffusion de la connaissance sur le développement endogène ?
 Repères journalistiques pour le traitement de l’information relative aux programmes de développement
 Cas pratiques pour traiter l’information à partir de la grille du développement endogène.

Les textes des communications et modules de formation sont joints, en Annexe n° 5.

4.3 Résumé des débats
Les journalistes ont posé plusieurs questions aux formateurs. Les débats ont permis d’expliquer :

 en termes simples la notion de développement (le fait de devenir meilleur, de s’améliorer soi-même) et celle de Bien commun (l’ensemble des conditions qui permettent à la personne d’atteindre mieux et plus facilement son plein épanouissement). Un exemple de Bien commun est la terre qui participe au développement de l’homme, de tous les hommes.
 que le fait que l’Afrique a tendance à s’appuyer sur l’extérieur pour se développer est réel et va à l’encontre du vrai développement qui est endogène, basé sur soi, sur l’Afrique elle-même.
 le rôle des hommes de médias qui est de faire mieux comprendre le message du vrai développement, ce qui est le but de la présente formation.
 la recommandation de ne pas s’autodétruire qui indique bien que les facteurs d’autodestruction sont les inégalités, la non-reconnaissance réciproque, l’éloignement du Bien commun.
 que le développement endogène n’est pas une voie facile et accepté d’office par tous.
 que la formation des agents du développement à la base est très importante.
 que la décentralisation est une opportunité et non une faiblesse.
 la nécessité de se convertir aux valeurs de démocratie. Il faut également respecter le droit des minorités
À l’issue des travaux, Monsieur Adama SOUGOURI, journaliste à la radio « VOIX DU PAYSAN » de Ouahigouya a, au nom des participants, communiqué des recommandations faites à la Fondation Joseph Ki-Zerbo.

V. DECLARATION DES PARTICIPANTS – RECOMMANDATIONS

Les participants à l’atelier ont fait la déclaration, par la voix de Monsieur Adama SOUGOURI, journaliste à la Radio « Voix du Paysan » de Ouahigouya, une déclaration contenant des recommandations, dont le texte est ci-joint en Annexe n° 6.

Les recommandations sont :
 La mise en place d’un réseau de journalistes en développement endogène parrainé par la Fondation Joseph Ki-Zerbo,

 L’organisation d’une série de formation dans les 13 régions du Burkina à l’attention des journalistes des medias locaux de proximité en développement endogène,

 L’instauration d’un prix sur les meilleures productions journalistiques en développement endogène.
VI. REMISE D’ATTESTATIONS ET DE LIVRES

La Fondation Joseph Ki-Zerbo a remis au parrain, Monsieur le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, parrain de la cérémonie, aux formateurs, Professeur Fernand SANOU, Professeur Serge Théophile BALIMA, Professeur Alain Joseph SISSAO, des attestations de reconnaissance
Les participants ont reçu des attestations de formation.
Des livres du Professeur Joseph Ki-Zerbo ont été offerts au parrain, aux formateurs et aux participants. Il s’agit de « Réflexions sur le développement endogène » ; « A quand l’Afrique ? » ; des livres d’hommage tels que « Hommages et témoignages au Professeur Joseph Ki-Zerbo » ; « Conférence Joseph Ki-Zerbo en hommage au Professeur Joseph Ki-Zerbo, Conférence Inaugurale du cycle de conférences sur des thèmes prioritaires du programme de l’UNESCO en faveur du continent africain » ainsi que le DVD intitulé « Joseph Ki-Zerbo. Identités, identité pour l’Afrique ».

VII. CLÔTURE DE L’ATELIER

Madame l’Administratrice Générale de la Fondation Joseph Ki-Zerbo, tout en souhaitant un bon retour aux formateurs et participants en leurs domiciles respectifs et à leurs champs d’activités, a déclaré clos, l’atelier de formation de journalistes en développent endogène.

Ouagadougou, le 15 Mai 2018
Les Modérateurs Le Rapporteur
Professeur Serge Théophile BALIMA Relwendé Hervé ROUAMBA
Professeur Fernand SANOU
Professeur Alain Joseph SISSAO

ANNEXES

Annexe n° 1 : Liste des participants

Annexe n° 2 : Résumé des curriculum-vitae des formateurs

Annexe n° 3 : Termes de référence de l’atelier

Annexe n° 4 : Programme de travail

Annexe n° 5 : Texte des communications et modules de formation

Annexe n° 6 : Déclaration des participants – Recommandations

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