Baptême de l’Université Ouaga 1 Joseph Ki-Zerbo le 26 décembre 2015 : allocution de la famille de Joseph Ki-Zerbo

Excellence Monsieur le Président de la Transition, Président du Faso   

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Institutions   

Excellences Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement   

Excellences Chefs de Mission Diplomatiques et Représentants d’Organisations Internationales 

Chers Membre du Corps Enseignant de l’Administration de l’Université de Ouagadougou Chers Etudiants 

Mesdames et Messieurs 

La famille Ki‐Zerbo et tous ses alliés expriment leur gratitude au Président du Faso et à la Nation. Notre reconnaissance va également aux collègues, compagnons, élèves mais aussi aux antagonistes du Professeur Ki‐Zerbo qui ont tous contribué à aiguiser sa pensée et à polir son œuvre.   

Nous en sommes d’autant plus touchés qu’il y a une semaine seulement, nous portions notre Chère maman Jacqueline Ki‐Zerbo à sa dernière demeure.

Elle a été aux côtés du Professeur, une semeuse de savoir de savoir‐faire et de savoir être, une passionaria de la cause des femmes et de l’Afrique. Dans leur séjour éternel toutes nos pensées sont avec eux et nous implorons sur eux la Grace du Tout Puissant.  

Le Baptême de l’Université Ouaga I Professeur Joseph Ki‐Zerbo, au‐delà du cercle des parents, amis, compagnons du Professeur Ki‐Zerbo atteint la grande communauté panafricaine et toute la diaspora. Merci à tous ceux présents ici et à tous ceux qui à travers le monde nous sont liés en pensées.   

Excellence Monsieur le Président Distingués Officiels

Mesdames et Messieurs Le Professeur Joseph Ki‐Zerbo, homme de Foi et d’espérance a vécu en action de grâce pour tout ce qui a été accompli dans sa vie. C’est dans le même esprit, celui de son Père Dii Alfred Diban, que nous vivons cet historique évènement.

Que Dieu soit loué pour sa naissance, ses années de formation, son dévouement à l’enseignement primaire, secondaire, à l’université et toute son œuvre.  

Ses origines paysannes et son parcours d’autodidacte à certaines étapes ont donné à sa science et à son savoir une dimension ‘réelle’, humaine et humaniste.

La place des paysans des travailleurs des femmes et des jeunes était à cet égard primordiale à ses yeux. Il fut de toutes les luttes contre l’impunité la violence et l’exploitation des peuples et des groupes les plus vulnérables.  

Il voyait pour tout intellectuel africain une mission sacrée  d’éveilleur de conscience et d’intégration des couches populaires pour une transformation de la nation africaine.

En témoignent son engagement comme laïc, son combat pour les indépendances, le panafricanisme, les droits syndicaux, pour la démocratie, l’état de droit, la vérité, la justice, le développement endogène.

Son éthique a finalement atteint une dimension holistique en touchant aux questions aujourd’hui globales de l’environnement, du développement humain durable.

Le Professeur Ki‐Zerbo a légué à la postérité une pensée, des paroles et des œuvres qui représentent tout un corpus à découvrir, à redécouvrir et à prolonger par les étudiants, les enseignants/chercheurs et les hommes d’action.

Sa pensée    a été incarnée dans son engagement d’historien, de syndicaliste d’homme politique et de défenseur de la nature et de la culture.

Les organisations associatives militantes et la Fondation qui lui sont associées sont aujourd’hui des creusets vivants de son idéal, et des voies de réflexion et d’action qu’il a tracées.  

Excellence Monsieur le Président de la Transition, Président du Faso   Mesdames et Messieurs les Chefs d’Institutions  

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement  

Excellences Chefs de Mission Diplomatiques et Représentants d’Organisations Internationales

Chers Membres du Corps Enseignant et de l’Administration de l’Université de Ouagadougou

Chers Etudiants Mesdames et Messieurs

La contribution du Professeur Joseph Ki‐Zerbo aux travaux de l’UNESCO, ses ouvrages sur l’Histoire et le devenir de l’Afrique, sur l’Education, la mondialisation, son action sociale, militante de conscientisation et la création en 1980 du Centre d’Etudes sur le Développement en Afrique (CEDA) nous interpellent.

Son rôle de pionnier du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur pour l’instauration d’une Grande Communauté Académique Panafricaine était l’une de ses plus grandes fiertés.

Nous sommes aujourd’hui édifiés sur sa prescience.   C’est le combattant pour la place de l’Afrique dans l’histoire Universelle, pour l’indépendance, le panafricanisme, le développement endogène ; celui qui a affirmé « l’Afrique a une histoire », « on ne développe on se développe », celui qui s’est écrié    ‘A quand l’Afrique ?’, celui qui a exhorté la jeunesse africaine en disant ‘Chaque génération a des pyramides à bâtir’ et ‘Nan Lara an sara’ qui nous salue et nous accompagne ici et maintenant.  

La famille suggère aux Autorités, à la Communauté universitaire et à ses partenaires de formaliser et soutenir le développement d’Etudes Africaines et en Développement Endogène autour de l’œuvre du Professeur.

En lien avec la Fondation Joseph Ki‐Zerbo et les parties prenantes intéressées des bourses d’étudiants, d’enseignants/chercheurs d’écrivains résidents ou visiteurs, des prix et toutes autres motivations et incitations idoines pourraient être mis en place avec toutes les exigences s’y appliquant.   

La famille et la Fondation Ki‐Zerbo saisissent également cette opportunité pour souhaiter aux Autorités à la Communauté universitaire et à la Nation de Bonnes Fêtes et une Année 2016 Paisible Sereine et Prospère.

Vive l’Université Ouaga I Professeur Joseph Ki‐Zerbo  

Vive le Burkina Faso  ‐ 

Vive L’Unité et le Développement de L’Afrique

Merci pour votre aimable attention

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